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Le 25 mai 2026 restera une date marquante dans l’histoire des liens unissant les Gets à l’Argentine. En provenance de Bellevaux, où ils avaient fait étape pour le dîner, les cousins argentins étaient attendus aux Gets pour une journée riche en découvertes et en émotions.
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Un accueil chaleureux au cœur du patrimoine gêtois
Accompagnés par les bénévoles de l’association Savoie-Argentine, à leur arrivée sur le parvis du Musée de la Musique Mécanique, ils furent accueillis par les représentants de la municipalité des Gets, et par les membres de l’association Coutumes, Patrimoine et Traditions ainsi que par l’équipe du musée de la musique mécanique des Gets.
Après les salutations d’usage, le groupe fut scindé en deux : Tandis qu’une partie des visiteurs découvrait les trésors du musée, accompagné par son fondateur Denis Bouchet, trois descendants de familles gêtoises entreprenaient un voyage plus intime, sur les traces de leurs ancêtres gêtois.
À la recherche des racines familiales
Accompagnées par les membres de l’association Coutumes, Patrimoine etTraditions, Angelica Bel et Clidès Bel, descendantes de Marie Mélanie Anthonioz-Blanc épouse Bel, ainsi que leur neveu César, ont entrepris de retrouver les lieux qui ont vu naître leurs aïeux.
Leur histoire familiale remonte à Joseph Anthonioz-Blanc et Joséphine Pernollet-Gallay, qui quittèrent les Gets pour l’Argentine à la fin du XIXe siècle, emportant avec eux l’espoir d’une vie nouvelle. Plus d’un siècle plus tard, leurs descendants revenaient fouler les terres de leurs origines.
Les visiteurs souhaitaient notamment découvrir Bonnevaux, berceau de la famille Bel, les Gets, village natal de leur grand-mère Mélanie Marie Anthonioz-Blanc Pernollet , ainsi que Publier, où un hommage particulier devait être rendu à deux membres de leur famille tombés au combat durant la Première Guerre mondiale.
Nancru et Magy : Les fermes de la mémoire
Grâce au minibus mis à disposition par la municipalité des Gets, les visiteurs ont pu rejoindre les hameaux de Nancru et de Magy, où se dressent encore les fermes de leurs ancêtres.
Le temps semble avoir suspendu son œuvre dans ces lieux chargés d’histoire. Certes, les bâtiments ont été restaurés avec soin, mais ils ont conservé leur silhouette, leur volume et tout le caractère des fermes traditionnelles gêtoises du XIXe siècle.
À Nancru, le propriétaire actuel a récemment mis au jour une poutre ancienne portant l’inscription « 1694 ». Témoignage précieux du passé, cette pièce remarquable sera restaurée avant d’être exposée sous le faîte du toit du grenier attenant à la ferme.
Pour Angelica, Clidès et César, la découverte de cette maison ancestrale fut un moment particulièrement émouvant. Leur oncle Ernesto Bel avait déjà effectué ce pèlerinage familial au début des années 1970. Accompagné du maire de l’époque, Alphonse Monnet, il avait été photographié dans la cour de la ferme alors encore dans son état d’origine, ou presque.
Plus de cinquante ans plus tard, ses nièces ont posé au même endroit. Le temps avait passé, mais l’émotion demeurait intacte. Angelica rappela alors le souvenir de son oncle, disparu il y a huit ans, dont le rêve de transmettre la mémoire familiale continue aujourd’hui à travers les générations.
La rencontre des cousins de Magy
Le voyage se poursuivit vers Magy, où naquit l’arrière-grand-mère des visiteurs, épouse du pionnier Joseph Anthonioz-Blanc.
Après une halte à la chapelle de Moudon, le plus ancien édifice de la commune, dont les premières mentions écrites remontent au début du XIe siècle, les visiteurs furent chaleureusement accueillis par la famille Pernollet.
Là encore, la ferme familiale existe toujours. Restaurée avec fidélité dans le respect de l’architecture traditionnelle, elle présente une particularité remarquable : elle appartient encore aux descendants directs de la famille Pernollet, proches cousins d’Angelica et de Clidès.
Cette rencontre familiale, au-delà des liens du sang, fut avant tout celle de deux branches d’une même histoire séparées par un océan et réunies par la mémoire.
Marie Mélanie Anthonioz-Blanc épouse Bel avait elle-même effectué ce voyage au début des années 1970. Décédée en 1975, elle a laissé une nombreuse descendance dont Angelica et Clidès se comptent aujourd’hui parmi les héritières. Plus d’un demi-siècle plus tard, celles-ci marchaient à leur tour dans ses pas à Magy, tout comme dans ceux de leur oncle Ernesto Bel à Nancru.
Quand la mémoire familiale résonne aux sons des orgues de barbarie
Les cousins argentins ont été tour à tour surpris et émerveillés par la visite du Musée de la musique mécanique des Gets. Cette découverte privilégiée s’est déroulée en présence de son fondateur, Denis Bouchet, ancien maire de la commune, ainsi que des membres de l’association gêtoise Coutumes, Patrimoine et Traditions.
La visite a permis aux participants de s’initier à l’univers fascinant des orgues de barbarie et des instruments mécaniques qui témoignent d’un savoir-faire patrimonial remarquable. L’émotion fut particulièrement vive lorsque le grand Limonaire fit résonner successivement, l’hymne savoyard, Les Allobroges, puis l’Hymne National argentin. Repris à l’unisson par les visiteurs venus d’Argentine, ces airs emblématiques ont donné lieu à un moment particulier, où la musique s’est faite langage commun entre les générations et les continents.
Portés par l’enthousiasme communicatif d’Albert Coppel, les participants ont ensuite chanté et dansé dans une atmosphère chaleureuse et fraternelle. Ce temps de partage, empreint d’une forte portée symbolique, a offert aux voyageurs bien davantage qu’une simple découverte patrimoniale : il leur a permis d’associer des images, des lieux et des émotions,et de donner un sens aux récits familiaux transmis de génération en génération, donnant ainsi une profondeur nouvelle à leur quête des origines.
Une fête de l’amitié entre les Gets et l’Argentine
Sur le parvis du musée de la Musique Mécanique, après la visite du musée et des fermes ancestrales, les participants furent conviés au traditionnel verre de l’amitié offert par la municipalité.
Les membres de l’association Coutumes, Patrimoine et Traditions avaient préparé de délicieux gâteaux de Savoie pour accompagner ce moment de convivialité. Dans une ambiance festive, les mélodies de l’orgue de barbarie animèrent la rencontre.
La municipalité des Gets remit à chacun des visiteurs plusieurs souvenirs du village.
Le souvenir des héros oubliés
Le séjour permit également de rendre hommage à deux arrière-grands-oncles d’Angelica et Clidès qui, bien qu’installés en Argentine, répondirent à l’appel lancé par la France au début de la Grande Guerre.
Devenus citoyens argentins, ils choisirent pourtant de revenir défendre la terre de leurs origines. Peu nombreux furent ceux qui entreprirent un tel voyage dans le sens inverse de l’émigration.
Tous deux tombèrent au combat durant la Première Guerre mondiale.
À Publier, un hommage inédit leur fut rendu. Pour la première fois, une cérémonie personnelle honora leur mémoire. Une gerbe aux couleurs françaises et argentines fut déposée sur le parvis du monument aux morts de Publier, tandis que résonnait l’hymne national argentin, offrant un moment d’une profonde intensité symbolique.
Remerciements
L’association Savoie-Argentine tient à exprimer sa profonde gratitude à la municipalité des Gets, et tout particulièrement à Mireille Martel, et à Isaline Anthonioz, pour leur précieux soutien à cette rencontre mémorielle.
Ses remerciements s’adressent également à l’association Coutumes, Patrimoine et Traditions,
A Christian Anthonioz, Alan Hartley, qui s’est aimablement proposé à conduire le minibus, à Bernadette qui a confectionné les gâteaux, à André Baud, joueur d’orgue de barbarie, à Albert Coppel, à Denis Bouchet ainsi qu’à toute l’équipe du Musée de la Musique Mécanique pour leur accueil chaleureux et leur disponibilité, et bien sûr, à la grande famille Pernollet de Magy, qui a reçu avec enthousiasme, les 3 cousin(e)s argentins.






















J’ai partagé ce bon moment ,je pense que nos cousins pouvaient être contents ,car moi aussi le moment fut agrèable.Mes cousines mon fait comprendre leur plaisir de voir ça .Et Lacceuil de Denis Bouchet et son équipe , MERCI
Compartí este momento maravilloso, y creo que nuestros primos debieron estar muy contentos, porque yo también lo disfruté. Mis primos me comentaron lo felices que estaban de verlo. ¡Y muchas gracias a Denis Bouchet y a su equipo por su cálida bienvenida!
Merci Monsieur Noir pour votre participation.
Bien amicalement
Gracias, Sr. Noir, por su participación.
Saludos cordiales
Buenas tardes, estamoa profundamente agradecidos de haberlos conocido, agradecerles la forma en que fuimos recibidos tan afectuosamente. Nosotros cargados de mucha emoción de encontrarnos con primos lazos familiares tan importantes para nuestras vidas como nuestra bis abuela Marie Mélanie. Agradecer a todos y en particular a Denise Marie, pués de la mano de ella fuimos descubriendo las familias, sus casas, cargadas de historias y recuerdos invaluables. Lamentamos no haber podido estar más tiempo!!! Un mil gracias a todos y los esperamod en Argentina!!.
Bonjour, nous sommes profondément touchés de vous avoir rencontrés et vous remercions chaleureusement pour votre accueil. Nous avons été très émus de rencontrer des cousins avec lesquels nous avons des liens familiaux si importants, comme notre arrière-grand-mère Marie Mélanie. Nous remercions chacun d’entre vous, et tout particulièrement Denise Marie, car c’est grâce à elle que nous avons découvert les familles et leurs maisons, chargées d’histoires et de souvenirs inestimables. Nous regrettons de ne pouvoir rester plus longtemps ! Mille mercis à tous, et nous espérons vous revoir en Argentine !
Merci Angelica. C’était aussi un grand moment d’émotion pour nous tous.
Bises à toi, à Clidès et à César, et toutes nos salutations à Marta.
Gracias, Angélica. Fue un momento muy emotivo para todos.
Un fuerte abrazo para ti, Clidès y César, y un cordial saludo para Marta.
Muy agradecida yo Clides Bel como mi hermana Angelica,por tan hermoso recibimiento,fraternal y emotivo.Seguimos en contacto Dios llos bendiga!🙏 un gran Abrazo!
Clides Bel et ma sœur Angelica vous remercient chaleureusement pour cet accueil si beau et sincère. Nous resterons en contact. Que Dieu vous bénisse ! 🙏 Gros bisous !
Merci beaucoup Clidès.
Tu peux cliquer sur la petite photo de ton oncle Ernesto Bel, pour l’agrandir, photo prise au même endroit que vous, il y a plus de 50 ans. Il avait 38 ans, et voyageait en Europe. Après son passage à la ferme de Nancru, il est parti à Rome.
Bien cousinement.
Muchas gracias, Clidès.
Puedes hacer clic en la foto pequeña de tu tío Ernesto Bel para ampliarla. La foto fue tomada en el mismo lugar que la tuya, hace más de 50 años. Tenía 38 años y estaba viajando por Europa. Después de su estancia en la finca Nancru, fue a Roma.
Un cordial saludo, primo.