Savoie-Argentine : deux jours en Chablais avec les cousins d’Argentine

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Ils étaient 38 descendants de Savoyards à arriver en Chablais le dimanche de Pentecôte, le 24 mai 2026.
Après plusieurs jours passés en Savoie et en Haute-Savoie, ils allaient vivre deux journées particulièrement attendues en Chablais : la découverte des villages d’où étaient partis leurs ancêtres.

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Accueillis à Châtel, à l’hôtel Le Castellan, ils ne sont pas passés inaperçus. Dans nos vallées, les nouvelles circulent vite et une banderole leur souhaitait déjà la bienvenue à leur descente du car.

Après l’installation et le repas du soir, chacun se prépare pour un programme soigneusement élaboré par l’association Savoie-Argentine.

Lundi 25 mai : sur les routes du Haut-Chablais

Dès 7 heures du matin, la salle du petit-déjeuner s’anime. Le car est prêt. Stéphane, à moto, assurera l’ouverture de route et facilitera les croisements parfois délicats sur les routes de montagne. Martine, de son côté, prendra les devants pour préparer chaque accueil.
À l’arrière du convoi, un minibus, prêté par le CSAP, transporte photographes, vidéastes et accompagnateurs. Il permettra également à certains voyageurs de quitter momentanément le circuit pour visiter plus en détail les lieux où vivaient leurs ancêtres. Denise, quant à elle, coordonne l’ensemble grâce aux SMS et au groupe WhatsApp qui permettent à chacun de suivre l’avancement du voyage.

Premier arrêt à Bonnevaux où le maire, Pascal Bel, accueille le groupe autour d’un café, de croissants et de jus de fruits. Plusieurs habitants sont présents pour recevoir les visiteurs, parmi lesquels Christiane et Andrée, fidèles de l’association.

Une première étape qui donne le ton de la journée.

Le convoi poursuit sa route vers Le Biot en franchissant le col du Corbier. Les Argentins découvrent avec étonnement les lacets serrés de nos routes de montagne.

Au pied du monument aux morts, le couple Vulliez accueille les visiteurs. Plusieurs descendants profitent alors du minibus pour rejoindre le hameau de Richebourg et retrouver les lieux où vivaient leurs aïeux.

À Seytroux se déroule l’un des moments les plus émouvants du séjour.

À peine descendu du car, Jean Claude Noir est entouré de quatre cousines venues d’Argentine. Les embrassades se succèdent, l’émotion est palpable et les larmes ne tardent pas à apparaître. Pour beaucoup, ce voyage n’est plus seulement une découverte touristique : il devient une véritable rencontre familiale.

La route se poursuit vers Vailly en passant par La Vernaz et ses passages parfois étroits pour un autocar.

Empêchée d’être présente, la maire Yannick Trabichet avait néanmoins organisé l’accueil des visiteurs. Son adjoint, Michaël Stehlin, reçoit le groupe dans les locaux de la mairie où un généreux buffet attend les voyageurs.

L’heure du déjeuner approche.
C’est à La Chèvrerie, commune de Bellevaux, au pied du télésiège du Torchon, que les Argentins retrouvent les bénévoles de l’association Savoie-Argentine. François, Michel et Dominique ont préparé le repas tandis que le président Guy Pasquier souhaite officiellement la bienvenue aux visiteurs.

Le repas se termine dans une ambiance typiquement savoyarde lorsque Chantal et le président interprètent quelques chansons du pays.

L’après-midi conduit le groupe aux Gets pour la visite du musée de la Musique Mécanique.
Les visiteurs découvrent avec curiosité limonaires, orgues mécaniques et autres instruments animés par des cartons perforés.

Pendant ce temps, certains sont partis sur les traces plus personnelles de leur histoire familiale en visitant notamment la ferme de Nancru et la ferme de Magy, anciennes demeures de leurs ancêtres.

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Mardi 26 mai : de la vallée d'Abondance aux rives du Léman

La seconde journée débute à La Chapelle-d’Abondance où le maire Gérald David Cruz accueille les visiteurs sur la place de l’église avec viennoiserie et boisson.

Bernard Maxit, ancien maire de la commune, aurait aimé rencontrer Rosa Maxit, contrainte d’annuler son voyage au dernier moment. Son absence est dans toutes les pensées.

Le groupe rejoint ensuite l’abbaye d’Abondance pour découvrir l’intérieur de son célèbre cloître et son église.

À l’initiative du maire Paul Girard-Despraulex, représenté par son adjointe Anne-Marie Balain, les visiteurs sont reçus dans le cadre paisible du cloître autour de viennoiseries, café et boissons fraîches.

Direction ensuite le plateau de Gavot et le village de Vinzier.

Guidés par Fernand, trésorier de l’association et enfant du pays, les Argentins découvrent les lieux emblématiques du village et de ses fermes. L’accueil organisé par la municipalité, représentée par le 1er adjoint André VAGNAIR, se déroule dans un cadre privilégié réunissant église, cimetière et monument aux morts.

Une rencontre retient particulièrement l’attention : celle d’une jeune fille venue montrer les souvenirs de son voyage scolaire en Argentine et évoquer son souhait de renouer des liens avec la jeunesse de ce pays.

À Marin, Michel Cronier et Francis Castro Martin attendent les visiteurs avec plans et photographies en main.
Dans le cimetière communal, plusieurs familles partent à la recherche des tombes portant les noms de Noir, Richard et d’autres familles parties vers l’Argentine.

La réception se poursuit ensuite en mairie autour d’une dégustation de produits viticoles locaux.

La dernière étape du voyage conduit le groupe à Publier.
Le repas est servi à la salle des Châtaigniers par les bénévoles de l’association Savoie-Argentine.
Un dépôt de gerbe, en présence du maire jacques Grandchamp, aux couleurs de la France et de l’Argentine est ensuite organisé devant le monument aux morts.

Les visiteurs rejoignent enfin la nouvelle salle polyvalente L’Étoile du Lac où ils sont accueillis par le maire Jacques Grandchamp, également vice-président de l’association.
L’ensemble des panneaux de l’exposition de l’association a été mise en place pour l’occasion.
Les membres de Lou Reclan deu Chablais assurent l’animation musicale tandis que se succèdent discours, remerciements et échanges de cadeaux. Parmi eux, un présent attire particulièrement l’attention : un « potet », cette cloche traditionnelle portée par les vaches des alpages, offert par Nathalie et aussitôt brandi avec fierté par le président Guy Pasquier.

Au cours de cette réception, Jacques Grandchamp annonce également que Publier a répondu favorablement à la demande de jumelage avec un village du Chablais, formulée par la ville argentine de Villa Elisa.

Des liens qui traversent l'Atlantique

Pendant deux jours, ces cousins venus d’Argentine auront parcouru les routes empruntées autrefois par leurs ancêtres, découvert les villages d’origine de leurs familles, retrouvé parfois des parents éloignés et partagé de nombreux moments d’émotion.

À entendre plusieurs participants, ils ont reçu un accueil mémorable qu’ils ne sont pas prêt d’oublier. Une belle récompense pour les élus, les habitants, les bénévoles et tous ceux qui ont contribué à faire de ce voyage un souvenir durable de part et d’autre de l’Atlantique.

Les visages du voyage

Derrière l’organisation de ces deux journées se trouvait toute une équipe de bénévoles qui a accompagné les voyageurs tout au long du circuit.

Martine

Martine ouvrait discrètement la route en voiture afin de préparer les arrivées du groupe, vérifier les lieux de réception et faciliter le stationnement du car.

Stephane

Stéphane, à moto, précédait le convoi sur les routes du Chablais pour sécuriser les passages les plus étroits et faciliter les croisements.

Denise

Denise assurait la coordination permanente grâce aux SMS et au groupe WhatsApp, permettant à chacun de suivre l’avancement du circuit en temps réel.

Patrice
Claude

Le minibus d’accompagnement, prêté par le CSAP de Publier, était conduit par

Patrice le lundi puis par
Claude le mardi.
Il permettait notamment à certains voyageurs de rejoindre les hameaux et les fermes de leurs ancêtres en dehors du parcours principal.

Philippe
Agnès

Côté souvenirs,

Philippe

et Agnès

étaient chargés des photographies

Laetitia
Jean-Yves

tandis que

Laëtitia (lundi)

et Jean-Yves (mardi)

réalisaient les reportages vidéo du voyage.

Michel

Bien connu dans la région,
Michel accompagnait également le groupe pour recueillir témoignages, anecdotes et impressions des participants.

Myrian
Eloisa

Côté traduction

Myrian 

et Eloïsa,

de l’association « Hispanos du Léman » restaient disponible tout au long du périple pour aider à la traduction.

À chaque étape, de nombreux élus, bénévoles, habitants et membres de l’association ont également contribué à la réussite de ce périple.
Grâce à eux, les cousins d’Argentine ont pu découvrir les villages de leurs ancêtres dans des conditions exceptionnelles et vivre des moments qu’ils ne sont pas près d’oublier.

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