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POUR L’ACHAT DE LA CLOCHE POUR LA PAROISSE
« En ce qui concerne l’article publié sous le titre Les cloches de la paroisse de Notre-Dame de l’Assomption de San Carlos Norte, nous partageons ci-dessous des fragments des lettres qui sont conservées, qui témoignent et détaillent l’achat historique des cloches. »
Lettre 1
Annecy-Le-Vieux – 14 juin 1893
Les soussignés, Georges et Francisco Paccard, fonderies de cloches à Annecy-Le-Vieux (Haute-Savoie), déclarent avoir reçu de M. Juan Cornier, de San Carlos Norte, province de Santa Fe, République argentine, la somme de cent mille francs pour le prix d’une cloche pesant environ 300 kilos, armée de son claque.
Cette cloche sera fabriquée dans des matériaux de haute qualité, sans défauts ni imperfections, avec un son harmonieux et très large, et donnera le « SI » de la touche française standard.
Il sera envoyé au curé Mollaret de San Carlos Norte, dans la province de Santa Fe, République argentine, au bureau des douanes de Buenos Aires, au départ du port de Marseille. Quoi qu’il en soit, les fonderies doivent avertir le père Mollaret deux mois avant cette expédition.
Lettre 2
Annecy – Le-VIEUX 8 novembre 1893
Au père Ambrosio Mollaret
Curé de la paroisse de San Carlos Norte
Province de Santa Fe
République d’Argentine-Amérique du Sud
Vous nous permetterez d’adresser ces lignes pour vous dire que, n’ayant pas reçu les noms des parrains et marraines, nous ferons votre cloche ornementée et inscrite, comme nous l’avons convenu avec Messieurs Juan Cornier et Vicente Rey. Elle est en construction depuis presque un mois avec quarante autres personnes, mais à cause de la quantité, nous ne pourrons pas finir les moules d’ici la fin de cette année. Nous devons les informer pour qu’ils ne soient pas surpris et surtout inquiets. Nous aurons deux mois de retard. Ne voulez pas être anxieux ou surpris, car nous souhaitons vous servir à votre pleine satisfaction. Si nous activons trop le travail pour le livrer comme convenu, la campagne risque de ne pas être aussi bonne, aussi belle que nous voulons la rendre pour vous. Nous préférons vous recommander à votre indulgence un bon cœur, et vous verrez que vous ne le regretterez pas, que votre future petite Savoie saura gagner la sympathie, l’amitié et l’admiration de tous, sans exception. Elle nous fera gagner des clients en Amérique du Sud, comme les premiers que nous envoyons au Canada.
Ne sois pas anxieux alors, Père, sois patient et tu verras que tu seras grandement récompensé pour cette attente. Notre retard est dû à l’afflux de commandes, comptant sur votre indulgence, nous vous supplions d’ajouter nos sentiments reconnus et notre profond respect
Nos meilleurs vœux à Messieurs Rey et Cornier qui ont eu le plaisir de le voir ici.
Lettre 3
Annecy-Le – Vieux, 11 mai 1894
Au prêtre Ambrosio Mollaret
San Carlos Norte
Province de Santa Fe
République argentine. Amérique du Sud
Nous sommes heureux de vous informer de votre campagne…
Elle pourra partir pour le premier paquet qui se dirigera vers ses terres lointaines….
Votre sonnerie est en route….
Nous pensons que vous aurez donné les ordres aux Douanes de Buenos Aires pour les avertir de leur arrivée et de leur destination. Il y a votre adresse et les marquages SCN en grandes lettres. Nous l’enverrons à votre adresse, exactement comme indiqué par les messieurs qui ont passé la commande…
Nous espérons qu’une fois cette cloche, installée et faite sonner, vous voudrez nous dire comment vous l’avez vue à la réalité. Parmi les autres, nous ne doutons pas qu’ils seront satisfaits. Elle n’est pas seulement belle, elle possède une sonorité parfaite. Nous voulons croire qu’elle nous mènera vers d’autres ordres.
Nos salutations amicales, nous demandons à M. Cornier et M. Rey. Et daignez ajouter, Monsieur le Prêtre, l’hommage à nos sentiments respectueux.
Signé : G et F Paccard
PS : Avant de baptiser la cloche, ils peuvent la frotter sèchement avec un chiffon et une brique anglaise écrasée. Il brillera comme de l’argent !
Le capot est bien garni avec deux plaques qui le protègent…
PS : Nous venons de recevoir une lettre de notre agent. Il annonce le prochain départ.
Des copies fidèles des lettres et documents originaux de 1893 sont reproduites, conservées comme témoignage de l’acquisition des cloches en Savoie, en France.
Un merci tout particulier est à Christian Gavard, qui réside en Savoie, en France, pour sa gentillesse et sa généreuse volonté d’aider à l’interprétation de ces documents anciens. Il convient de noter qu’en raison de leur âge et du fait qu’il s’agit de photocopies, certaines sont partiellement floues, ce qui renforce encore la valeur de son aide.
